Ce qu’on sait de la Mostra, c’est qu’elle n’est pas vraiment célèbre pour ses films américains: Si l’édition 2007 fut surprenante à ce titre (présentant des films comme I’m not there de Todd Haynes, The Darjeeling limited de Wes Anderson ou encore L’Assassinat de Jesse James… de Andrew Dominik), cette année, c’est une véritable catastrophe. Burn after reading des frères Coen a ouvert la marche monstrueuse avec une fainéantise qui n’est pas vraiment coutumière des deux frères, suivi de près par le premier film de Guillermo Arriagua qui enfonce le clou du spectacle conventionnel: Aujourd’hui, c’est le très attendu Rachel getting married de Jonathan Demme (aavec l’agaçante Anne Hathaway) qui achève le festival: creux, ennuyeux, sans le moindre intéret. Difficile de parler d’un film aussi inintéressant aussi catastorphique et aussi sans queue ni tete (comme Jonathan Demme) alors passons. Disons juste que c’est un des pires films que l’on a vu en plusieurs mois (et rajoutons qu’on en a vu beaucoup).
Pour l’Asie, c’est déjà autre chose: la frénésie autour du film de Miyasaki Ponyo nous a empeché de voir le film (et ce meme en faisant la queue pendant presque 1h30) le Kitano ne vaut peut-etre pas ses premiers mais reste un des films les plus interessants du festival, et enfin Oshii (dont nous ferons l’interview tout à l’heure) est non seleument formidable mais revet la forme d’un petit film de genre, une coupure de la saga Ghost in the shell qui le rendit célèbre (et qui malheureusement est ou sont le(s) seul film(s) connu du metteur pour 90% des festivaliers, decidemment très peu cinéphlies) et qui fut un bouffée d’air réjouissante en cette fin de festival, décidemment molle, et dont on n’attend plus concrètement que le film de Aronofsky, The Wrestler, vendredi.
DDS

