Dernier jour de festival. The wrestler accélère les choses, et vient bouleverser le rythme de croisière du festival. Une certaine ambiance de résignation s’est installée sur le Lido: cette édition n’est pas fameuse, la prochaine sera meilleure… se disent des festivaliers un peu engourdis.

Le film d’Aronofsky, lui, remet les pendules à l’heure pour ce festivalier qui n’ose plus se hasarder vers des films moins connus, moins attendus, comme en début de Mostra (il est vrai que seul l’ennui et l’embarras viennent le plus souvent remercier sa curiosité).

The Wrestler, donc, bénéficie d’une mise en scène caméra à l’épaule, solution que Aronofsky a choisit à juste titre pour parer à la relative maigreur de son budget. On vient de sortir du film, on est encore sous le coup, alors on dira juste que le projet a soulevé un enthousiasme assez général: les scènes entre Mickey Rourke, qui trouve peut etre son meilleur role, et Evan Rachel Wood, sont globalement plus réussies que celle avec Marisa Tomei, mais c’est un détail. Pour le reste, le style visuel est parfait, le scénario profond, l’univers du film original. Presque un sans faute.

Mikael